Haïm Korsia

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L’itinéraire personnel du Grand Rabbin de France Haïm Korsia, aujourd’hui candidat à sa propre succession, témoigne, dès son entrée au Séminaire Israélite de France, d’une disponibilité, d’une qualité d’écoute et d’un sens du dialogue qui préfigurent sa vocation au service de la Torah et des communautés.

Haïm Korsia est né le 27 septembre 1963 à Lyon où se sont installés ses parents originaires d’Algérie. Après des études à la yéchiva et au héder de Trilport (Seine et Marne) puis à celle de Hegenheim en Alsace, à 15 ans, il entre au Séminaire Israélite, préparant son baccalauréat tout en poursuivant son cursus rabbinique. Il y rencontre celui qui restera son modèle, le Grand Rabbin Emmanuel Chouchena, directeur du Séminaire. Cet homme d’un immense savoir biblique, porteur d’un judaïsme ouvert, devient sa référence et son maître.

Parallèlement, le jeune élève assure les fonctions rabbiniques au Mans (1983-1987) et celles de ministre officiant à la synagogue de la rue Montevideo de Paris XVIe (1982-1987). En juin 1989, s’inspirant de méthodes sociologiques, Haïm Korsia présente son mémoire de fin d’études rabbiniques intitulé : « La fonction rabbinique vue par les Présidents de communautés ». Cette étude novatrice analyse le rôle des rabbins au service des communautés.

En 1986, Haïm Korsia effectue son service national dans l’Armée de l’air, il y rencontre de jeunes appelés qui lui ouvrent de nouveaux horizons. Fort de cette expérience il acceptera bien plus tard, le 1er janvier 2000, sa nomination à la direction de l’Aumônerie générale de l’armée de l’air.

Dès son premier poste rabbinique à Reims en 1987, Haïm Korsia s’applique à mettre en œuvre ses propres conceptions, ouvrant cette communauté vers la Cité, transformant la synagogue en un lieu accessible à tous. Il y construit un Mikvé et installe un Erouv. Il pratique un dialogue interreligieux intense avec les autres cultes sur les questions sociales et humaines. Nommé en 1989, aumônier militaire, il élargit sa tâche aux départements de la Marne, des Ardennes et de l’Aisne. Il quitte Reims le 31 janvier 2001 avec la reconnaissance infinie pour la communauté de Reims et ses fidèles qui l’ont formé à la réalité de l’action rabbinique que seule la vie juive de province peut inculquer.

Parallèlement à ses fonctions rabbiniques, Haïm Korsia poursuit un cursus universitaire d’études et de recherches, associant les questions militaires et géostratégiques à celles de l’éthique et de management.

En 1993, il rejoint l’Institut des Hautes Etudes de la Sécurité Intérieure (IHESI), dépendant du Ministère de l’Intérieur, où il aborde les questions d’ordre public et de sécurité. Passionné par les questions de géopolitique, en 1996 il intègre le Centre des Hautes Etudes sur l’Afrique et l’Asie Moderne (CHEAM), rattaché à la Fondation Nationale des Sciences Politiques. Il y soutient un mémoire portant sur « Les groupes religieux juifs en Israël et le processus de paix ».

En 2001, il entre au Comité d’éthique de l’armement puis suit les cours de la 38ème promotion du Centre des Hautes Etudes de l’Armement (CHEAR) du Ministère de la Défense où il participe à la rédaction de deux rapports consacrés à l’armement du futur et aux moyens de lutter contre la prolifération nucléaire.

Haïm Korsia est titulaire d’un MBA de la Reims Management School (1997-1999), obtenu par un mémoire soutenu sur la conception d’une stratégie de développement pour le rabbinat français, et d’un DEA présenté à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (Sorbonne).

En 2005, il soutient à l’Université de Poitiers, un doctorat en histoire contemporaine consacré à la vie du Grand Rabbin Jacob Kaplan, figure tutélaire du judaïsme français. Il y souligne l’attachement de Jacob Kaplan à la conciliation de deux espérances, celle de la Torah et celle de la République.

En mars 2007, tout en conservant directement les fonctions d’aumônier général de l’armée de l’air, il accède aux fonctions d’aumônier général des armées. Il anime l’action des aumôniers à travers les unités, tout en apportant une aide aux petites communautés ne disposant pas de rabbin.

Remarquant les qualités exceptionnelles du jeune rabbin, le Grand Rabbin de France Joseph Sitruk l’intègre parmi ses plus proches collaborateurs (1993-1995 puis 1997-2004). Il devient l’un des principaux organisateurs de la Journée du judaïsme français au Bourget, le célèbre Yom HaThora qui réunit à chacune de ses manifestations plus de cinquante mille personnes (1989, 1991, 1993, 1996 et 1998).

Le Grand Rabbin de France lui confie la charge des relations institutionnelles, représentant notamment la position du judaïsme français sur la laïcité dans le cadre du centenaire de la loi de 1905. Grâce aux relations de confiance tissées avec de multiples intervenants, il règle les questions liées aux examens le shabbat et les jours de fête, évitant à nos jeunes de choisir entre leur foi et leur citoyenneté. A ce poste, Haïm Korsia prend pleinement conscience des responsabilités qui incombent à la fonction de Grand Rabbin de France et de la nécessaire disponibilité qu’elle impose. Ses collègues l’élisent secrétaire général de l’Association des Rabbins Français, responsabilité qu’il occupe jusqu’en 2007. L’année suivante, le Grand Rabbin Joseph Sitruk l’élève à la dignité de Grand Rabbin.

Par sa réflexion, le Grand Rabbin Haïm Korsia s’efforce d’associer la vocation du judaïsme et celle de la France, creuset d’un peuple aux apports multiples. En 1994, il succède au Grand Rabbin Jacob Kaplan et au Grand Rabbin Joseph Sitruk au conseil d’administration du Souvenir Français, chargé d’entretenir les sépultures des soldats morts pour la France. Il en est actuellement le secrétaire général, contribuant à réaliser de nombreux voyages scolaires à Auschwitz et dans tous les lieux de mémoire.

Depuis une vingtaine d’années, avec le concours de partenaires publics et privés, Haïm Korsia organise un voyage annuel à Auschwitz avec des jeunes de l’école de Saint Cyr, de Louis Le Grand et des écoles juives, accompagnés de personnalités civiles et militaires.

Membre du Comité National Consultatif d’Ethique de 2005 à 2009, Haïm Korsia y promeut la parole juive sur les questions de société. De même, lorsqu’il rejoint en juin 2002 le Comité du patrimoine cultuel du Ministère de la Culture, il souligne l’importance du patrimoine synagogal français.

S’impliquant dans l’action sociale, après avoir assuré le secrétariat général du Service d’Action Juive d’Education à la Santé, il rejoint le Conseil d’administration de l’Œuvre de Secours à l’Enfance (OSE), connu pour son rôle en faveur des jeunes défavorisés.

Dès 2009, Haïm Korsia assiste le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, en suivant notamment les questions liées aux examens le shabbat et les jours de fête, comme il le faisait déjà auprès du Grand Rabbin Sitruk. Il parvient à construire une relation de confiance avec de multiples intervenants et à défendre nos jeunes qui font honneur à la France et au judaïsme, en progressant dans des cursus scolaires qui ne doivent jamais les mettre dans une position intenable : choisir entre leur foi et leur citoyenneté. Il accompagne également le Grand Rabbin Bernheim dans la représentation et la promotion des valeurs juives dans les grands débats sociétaux, s’agissant notamment de laïcité et de bioéthique.

Le 22 juin 2014, il est élu par l’Assemblée générale du Consistoire Central, Grand Rabbin de France pour un mandat de 7 ans. Le 15 décembre de la même année, il est élu membre de l’Institut, à l’Académie des Sciences Morales et Politiques, au siège laissé vacant par le décès de M. Michel Crozier.

En 2017, il soutient à l’Ecole Polytechnique, un Doctorat en Sciences de gestion intitulé « Le suicide dans les armées. Gérer un non-dit ».

Les sept années que Haïm Korsia a passées à la tête du judaïsme français furent un temps de partage avec toutes les communautés du pays, et bien au-delà, puisque les communautés juives francophones de beaucoup de pays reçurent sa visite. Portant, avec d’autres, la voix du judaïsme, il a toujours trouvé les mots justes pour retisser les liens, parfois douloureusement distendus, entre la communauté juive et la communauté nationale. Il considère que chaque personne est légitime à lui exposer sa demande, sa souffrance, ses espoirs. Il consacre ainsi beaucoup de temps à des visites et des rencontres sur tous les terrains, celui de l’action sociale, du grand âge, de la jeunesse, du handicap, de la maladie, de l’étude et de l’enseignement. Il accompagne les rabbins dans leur déroulement de carrière et les soutient dans toutes leurs réalisations.

Par toutes ses fonctions, le Grand Rabbin Haïm Korsia incarne la vocation du judaïsme, partageant avec tous, par-delà les différences religieuses, l’espérance et l’universalité de nos textes. Disponible, engagé, attentif à la vie des communautés et du judaïsme français, le Haïm Korsia est aujourd’hui candidat à un nouveau mandat afin de poursuivre et de développer la tâche entreprise.

Haïm Korsia

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L’itinéraire personnel du Grand Rabbin de France Haïm Korsia, aujourd’hui candidat à sa propre succession, témoigne, dès son entrée au Séminaire Israélite de France, d’une disponibilité, d’une qualité d’écoute et d’un sens du dialogue qui préfigurent sa vocation au service de la Torah et des communautés.

Haïm Korsia est né le 27 septembre 1963 à Lyon où se sont installés ses parents originaires d’Algérie. Après des études à la yéchiva et au héder de Trilport (Seine et Marne) puis à celle de Hegenheim en Alsace, à 15 ans, il entre au Séminaire Israélite, préparant son baccalauréat tout en poursuivant son cursus rabbinique. Il y rencontre celui qui restera son modèle, le Grand Rabbin Emmanuel Chouchena, directeur du Séminaire. Cet homme d’un immense savoir biblique, porteur d’un judaïsme ouvert, devient sa référence et son maître.

Parallèlement, le jeune élève assure les fonctions rabbiniques au Mans (1983-1987) et celles de ministre officiant à la synagogue de la rue Montevideo de Paris XVIe (1982-1987). En juin 1989, s’inspirant de méthodes sociologiques, Haïm Korsia présente son mémoire de fin d’études rabbiniques intitulé : « La fonction rabbinique vue par les Présidents de communautés ». Cette étude novatrice analyse le rôle des rabbins au service des communautés.

En 1986, Haïm Korsia effectue son service national dans l’Armée de l’air, il y rencontre de jeunes appelés qui lui ouvrent de nouveaux horizons. Fort de cette expérience il acceptera bien plus tard, le 1er janvier 2000, sa nomination à la direction de l’Aumônerie générale de l’armée de l’air.

Dès son premier poste rabbinique à Reims en 1987, Haïm Korsia s’applique à mettre en œuvre ses propres conceptions, ouvrant cette communauté vers la Cité, transformant la synagogue en un lieu accessible à tous. Il y construit un Mikvé et installe un Erouv. Il pratique un dialogue interreligieux intense avec les autres cultes sur les questions sociales et humaines. Nommé en 1989, aumônier militaire, il élargit sa tâche aux départements de la Marne, des Ardennes et de l’Aisne. Il quitte Reims le 31 janvier 2001 avec la reconnaissance infinie pour la communauté de Reims et ses fidèles qui l’ont formé à la réalité de l’action rabbinique que seule la vie juive de province peut inculquer.

Parallèlement à ses fonctions rabbiniques, Haïm Korsia poursuit un cursus universitaire d’études et de recherches, associant les questions militaires et géostratégiques à celles de l’éthique et de management.

En 1993, il intègre l’Institut des Hautes Etudes de la Sécurité Intérieure (IHESI), dépendant du Ministère de l’Intérieur, où il aborde les questions d’ordre public et de sécurité. Passionné par les questions de géopolitique, en 1996 il rejoint le Centre des Hautes Etudes sur l’Afrique et l’Asie Moderne (CHEAM), rattaché à la Fondation Nationale des Sciences Politiques. Il y soutient un mémoire portant sur « Les groupes religieux juifs en Israël et le processus de paix ».

En 2001, il entre au Comité d’éthique de l’armement puis suit les cours de la 38ème promotion du Centre des Hautes Etudes de l’Armement (CHEAR) du Ministère de la Défense où il participe à la rédaction de deux rapports consacrés à l’armement du futur et aux moyens de lutter contre la prolifération nucléaire.

Haïm Korsia est titulaire d’un MBA de la Reims Management School (1997-1999), obtenu par un mémoire soutenu sur la conception d’une stratégie de développement pour le rabbinat français, et d’un DEA présenté à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (Sorbonne).

En 2005, il soutient à l’Université de Poitiers, un doctorat en histoire contemporaine consacré à la vie du Grand Rabbin Jacob Kaplan, figure tutélaire du judaïsme français. Il y souligne l’attachement de Jacob Kaplan à la conciliation de deux espérances, celle de la Torah et celle de la République.

En mars 2007, tout en conservant directement les fonctions d’aumônier général de l’armée de l’air, il accède aux fonctions d’aumônier général des armées. Il anime l’action des aumôniers à travers les unités, tout en apportant une aide aux petites communautés ne disposant pas de rabbin.

Remarquant les qualités exceptionnelles du jeune rabbin, le Grand Rabbin de France Joseph Sitruk l’intègre parmi ses plus proches collaborateurs (1993-1995 puis 1997-2004). Il devient l’un des principaux organisateurs de la Journée du judaïsme français au Bourget, le célèbre Yom HaThora qui réunit à chacune de ses manifestations plus de cinquante mille personnes (1989, 1991, 1993, 1996 et 1998). 

Le Grand Rabbin de France lui confie la charge des relations institutionnelles, représentant notamment la position du judaïsme français sur la laïcité dans le cadre du centenaire de la loi de 1905. Grâce aux relations de confiance tissées avec de multiples intervenants, il règle les questions liées aux examens le shabbat et les jours de fête, évitant à nos jeunes de choisir entre leur foi et leur citoyenneté. A ce poste, Haïm Korsia prend pleinement conscience des responsabilités qui incombent à la fonction de Grand Rabbin de France et de la nécessaire disponibilité qu’elle impose. Ses collègues l’élisent secrétaire général de l’Association des Rabbins Français, responsabilité qu’il occupe jusqu’en 2007. L’année suivante, le Grand Rabbin Joseph Sitruk l’élève à la dignité de Grand Rabbin.

Par sa réflexion, le Grand Rabbin Haïm Korsia s’efforce d’associer la vocation du judaïsme et celle de la France, creuset d’un peuple aux apports multiples. En 1994, il succède au Grand Rabbin Jacob Kaplan et au Grand Rabbin Joseph Sitruk au conseil d’administration du Souvenir Français, chargé d’entretenir les sépultures des soldats morts pour la France. Il en est actuellement le secrétaire général, contribuant à réaliser de nombreux voyages scolaires à Auschwitz et dans tous les lieux de mémoire.

Depuis une vingtaine d’années, avec le concours de partenaires publics et privés, Haïm Korsia organise un voyage annuel à Auschwitz avec des jeunes de l’école de Saint Cyr, de Louis Le Grand et des écoles juives, accompagnés de personnalités civiles et militaires.

Membre du Comité National Consultatif d’Ethique de 2005 à 2009, Haïm Korsia y promeut la parole juive sur les questions de société. De même, lorsqu’il rejoint en juin 2002 le Comité du patrimoine cultuel du Ministère de la Culture, il souligne l’importance du patrimoine synagogal français.

S’impliquant dans l’action sociale, après avoir assuré le secrétariat général du Service d’Action Juive d’Education à la Santé, il rejoint le Conseil d’administration de l’Œuvre de Secours à l’Enfance (OSE), connu pour son rôle en faveur des jeunes défavorisés.

Dès 2009, Haïm Korsia assiste le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, en suivant notamment les questions liées aux examens le shabbat et les jours de fête, comme il le faisait déjà auprès du Grand Rabbin Sitruk. Il parvient à construire une relation de confiance avec de multiples intervenants et à défendre nos jeunes qui font honneur à la France et au judaïsme, en progressant dans des cursus scolaires qui ne doivent jamais les mettre dans une position intenable : choisir entre leur foi et leur citoyenneté. Il accompagne également le Grand Rabbin Bernheim dans la représentation et la promotion des valeurs juives dans les grands débats sociétaux, s’agissant notamment de laïcité et de bioéthique.

Le 22 juin 2014, il est élu par l’Assemblée générale du Consistoire Central, Grand Rabbin de France pour un mandat de 7 ans. Le 15 décembre de la même année, il est élu membre de l’Institut, à l’Académie des Sciences Morales et Politiques, au siège laissé vacant par le décès de M. Michel Crozier.

En 2017, il soutient à l’Ecole Polytechnique, un Doctorat en Sciences de gestion intitulé « Le suicide dans les armées. Gérer un non-dit ».

Les sept années que Haïm Korsia a passées à la tête du judaïsme français furent un temps de partage avec toutes les communautés du pays, et bien au-delà, puisque les communautés juives francophones de beaucoup de pays reçurent sa visite. Portant, avec d’autres, la voix du judaïsme, il a toujours trouvé les mots justes pour retisser les liens, parfois douloureusement distendus, entre la communauté juive et la communauté nationale.

Il considère que chaque personne est légitime à lui exposer sa demande, sa souffrance, ses espoirs. Il consacre ainsi beaucoup de temps à des visites et des rencontres sur tous les terrains, celui de l’action sociale, du grand âge, de la jeunesse, du handicap, de la maladie, de l’étude et de l’enseignement. Il accompagne les rabbins dans leur déroulement de carrière et les soutient dans toutes leurs réalisations.

Par toutes ses fonctions, le Grand Rabbin Haïm Korsia incarne la vocation du judaïsme, partageant avec tous, par-delà les différences religieuses, l’espérance et l’universalité de nos textes. Disponible, engagé, attentif à la vie des communautés et du judaïsme français, le Haïm Korsia est aujourd’hui candidat à un nouveau mandat afin de poursuivre et de développer la tâche entreprise.